I'm a loosa baby, so why don't you kill me ? - Draake ... Merwin ?

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I'm a loosa baby, so why don't you kill me ? - Draake ... Merwin ?

Message  Invité le Mer 17 Nov - 19:57




Deux semaines, elle ne donnait plus que ça. Deux semaine et elle prendrait une écharpe pour se pendre, n'importe où. Quand l'ennui ronge, on est prêt à tout pour que cela cesse, et se pendre... Elle n'a pas trouvé mieux. Une semaine s'était écoulée depuis que June a rencontré Dix, elle n'en restait pas moins bouleversée. Ne supportant pas de voir le chiffre dix, où qu'elle soit, surtout en maths. Elle rayait ou bien déchirait complètement la feuille et se faisait exclure et collée pour ça. Ce qui ne changeait pas par-contre, c'était sa mauvaise humeur. Sa mauvaise humeur qui mélangée à l'ennui était entrain de la finir. Pour de bon. Merci maman, papa de m'avoir envoyé en enfer plutôt que dans un pensionnat. Je ne demandais pas à être envoyée dans un pensionnat mais tant qu'à faire autant que s'en soit un ! Oui, deux semaines et puis elle passait à l'acte. Pas assez courageuse, elle tenterait quelque chose de moins... Douloureux certes, mais elle ne resterait pas ici. Son corps pouvait resté mais son esprit, ça non. Pour en revenir à la situation actuelle, là, elle se réveille. Pour une fois, elle n'est pas en retard pour le réfectoire mais ce qu'elle traine. Dix minutes pour sortir du lit et toute la démarche habituelle. Elle pose son casque sur ses oreilles ; Mirah - La familia. Le son est à son maximum, si bien qu'elle n'entend pas le son autour d'elle. Tant mieux, c'est ce qu'elle souhaitait. Elle enfile son uniforme fermant le minimum de boutons. Elle déteste définitivement cet uniforme. Maiiis, avoir passé ses huit premières semaines en heures de colle, c'est suffisamment...Suffisant. Peut être qu'un jour, elle retentera le coup du ; "j'porte que la jupe parce qu'il n'y a que ça de joli dans cet uniforme !" mais en attendant, elle le portait. Des boutons non fermés, des bas à résilles petites, converses basses rose pale. Oui, ce n'était pas encore ça mais comparé à ses premières semaines au pensionnat, c'est mieux ! Elle passe la porte et marche dans les couloirs aussi lentement qu'une limace prenant le temps. Prenant son temps. Le temps est toujours aussi gris et humide, il ne manquait plus que l'orage et c'était le jackpot... Depuis quelques mois, tout demandait un effort considérable à June; se lever, marcher, réfléchir, parler, penser. Tout. Si il y'a bien quelque chose qu'elle voudrait faire c'est dormir. Dormir jusqu'à la fin de l'année, depuis quelques semaines, il n'y avait que comme ça qu'elle vivait. En dormant. Ses rêves lui apportaient le bonheur qu'elle n'avait pas dans la réalité. Elle avait beau être entourée, aimée, elle avait beau tout avoir tout ce qu'elle voulait simplement c'est vivre et même le sarcasme ne lui apporte plus tout ça. Vous y croyez vous ? MÊME le sarcasme ? Passant une main brève dans ses cheveux, le regard sur un point imaginaire, ses yeux bleus délavés ne s'intéressent à rien sur le chemin. Rien d'autre que le sol. Même si cette mauvaise humeur pouvait rongée la jeune fille, elle tenait tout de même à faire bonne figure devant ses amis.Parfois elle y arrivait et dans tous les cas, elle restait dans son dortoir. C'était d'ailleurs de la semaine, la première fois qu'elle en sortait. Sa mauvaise humeur ne rendait pas pour autant la vie de ses professeurs plus facile au contraire. "Mademoiselle Wess, voulez-vous bien cesser un moment de regarder cette fenêtre et poser vos yeux, ne serait-ce que une heure sur ce fichu tableau ?!" ; "Pourquoi ?", cela avait été dit avec tellement de... Bref. Ses pas s'arrêtent pile quand elle se retrouve en face des portes du réfectoire. Junie connait le chemin par cœur finalement. Elle retire ses mains de ses poches puis pousse lentement les portes avant d'aller se servir et puis s'asseoir à la table habituelle, près de la fenêtre. Depuis quelques semaines, on l'appelait la fille silencieuse. Pas besoin de détails pour comprendre si ? Elle ne parlait tout simplement plus, voila. Le menton posé sur sa main droite, elle regarde le ciel gris et sombre d'un regard vitreux. Elle s'ennuie. Enlevant son casque, elle est tout de suite noyée par les bavardages incessants du réfectoire. Elle pose son casque sur ses épaules puis éteint son Ipod. Routine routine, à peine mange t-elle qu'elle n'a plus faim. Passant une main dans ses longs cheveux bruns elle pousse son plateau qui claque contre celui de quelqu'un d'autre. Il vient d'arrivé, elle ne l'avait pas vu. La jeune fille pose un court regard sur lui avant de reposer toute son attention vers la fenêtre sans s'excuser. Il est blond, voila tout ce qu'elle en tire. Blond... Le monde cesse de tourner dans le réfectoire et toute l'attention est porté vers ce geste maladroit, comme si c'était la fin du monde. Elle s'en fiche. Si vous saviez à quel point elle s'en fiche... Sans se douter que peut être, c'est un de ces "gros bras" qui casse le cou à tout et tout le monde. Non, ça ne lui vient pas à l'esprit, et quand bien même ça viendrait, remets les mots dans l'ordre ; lui. Ça. Égal. Est. Elle sait qu'il y'a de tout dans ce pensionnat, elle sait mais avec le temps, elle a fini par ne plus autant s'en soucié. Dans sa tête seulement, elle lui demande, tout simplement de partir. Mais à moins de se faire une place dans les tables remplies, se serrer aux autres, pas moyen. Elle tourne la tête du coté du p'tit blond, il est jeune, plus jeune qu'elle surement. Mais l'âge ne pardonne pas ici. Qu'on ait braqué une banque, brûlé la maison de ses parents, vendu son corps, fumé une clope dans la chambre à maman, peu importe son âge on est traité de la même façon. Ou presque, les plus petits sont... Soit disant encore fragile, donc plus protégés que les vieux comme June en l'occurrence. Plus elle le regarde et plus elle a envie de le faire partir, sa table était calme au départ, vide enfaite, et puis ... Il y'a le p'tit blond (petit mais je suis sûre que si vous les mettiez l'un à côté de l'autre, ils feraient pratiquement la même taille). Elle se souvient d'une de ses nombreuses techniques pour faire sortir de table sa belle-mère. La regardée fixement d'un air blasé et puis au bout d'un moment elle craque. June se demande si elle tentait ça ce que ça donnerait, mais efface cette idée. Efface toute idées possibles parce que ça lui demanderait un effort considérable tout ça. Et elle est beaucoup trop fatiguée ; après dix heures de sommeil, vous imaginez ? Oh, un dix, encore...
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Message  Drake Merwin le Mar 8 Mar - 21:23

    [J'ai bien aimé la musiiique *o*]

    Foutue crève. Bordel de temps pourri. Maudite migraine.
    Et ainsi de suite dans la tête de Drake, 14 ans seulement et déjà au seuil de la mort. Une quinte de toux interrompit le fil de ses pensées – enfin, ses injures plaintives – pour faire battre douloureusement ses tempes. Il cessa de remuer sous les draps.
    Tout ça parce qu'il avait trainé dehors. D'accord, c'était le soir. OK, il pleuvait. Oui, bon, il était en tee-shirt. Et alors ? Ce n'est pas le genre de détail auxquels on pense quand on est en train de se bastonner. Surtout lorsque notre fierté est en jeu et qu'on est observé par Caine Soren (et cette garce de Diana).
    Tout était de la faute de cette petite frappe de Dick Bowers, de toute manière. L'inconscient s'était cru en droit de remettre Drake à sa place parce qu'il avait deux ans de plus que lui. Ha ! Quedal, mec. Ce n'est pas l'âge qui fait le Roi, ici. Bowers avait proposé de régler leurs différents dehors plutôt que là où ils étaient – c'est à dire dans la salle de repos; il y avait des surveillants dans un coin de la pièce. C'était d'ailleurs pour cette même raison que Caine n'était pas intervenu avec son pouvoir. Mais aucune importance. Avec un sourire bestial, Drake avait accepté le petit duel de Bowers. Il était sûr de gagner. De toute façon, le contraire aurait été impossible, avec le regard de l'autre dégénéré mégalo (et de sa copine pot-de-colle) braqué sur lui depuis les fenêtres de la salle de repos. Il avait une place à tenir.
    ''Alors Bowers, tu commences à flipper, maintenant ?''
    ''Et ta mère ?''
    cracha l'autre en guise de réponse.
    Drake se jeta sur lui.
    Évidemment – au prix de quelques bleus seulement – il régla son compte à Bowers. Bien trop tôt, d'ailleurs. Il pensait pouvoir s'amuser plus longtemps que ça. Il aurait bien commencé l'audacieux projet de repeindre la cour de rouge, s'il n'avait pas aperçu, au travers du rideau de l'averse, les silhouettes adultes venant par là. Surement les surveillants alertés par l'enthousiasme des pensionnaires qui avaient assisté au combat depuis les vitres. Drake s'était éloigné en vitesse, déçu et frustré.
    Il éternua. La suite était moins glorieuse. On avait beau être en Californie, à cette période de l'année les pluies n'avaient rien de tropicales. A se tremper comme ça, Drake avait tout logiquement attrapé la crève.
    Certes. C'était une une merveilleuse excuse, 100% véridique, pour ne pas aller en cours. Sauf que. D'abord, il préfère sécher quand il a mieux à faire – en l'occurrence, agoniser dans un lit à l'infirmerie n'était pas ce qu'il aimait le plus au monde. Et en plus, comme pour tartiner une couche de malheur supplémentaire sur sa tragique vie, le psy du pensionnat, apprenant que Drake n'aurait pas cours de la journée – et apparemment bien décidé à rattraper la séance que son jeune perturbé préféré avait volontairement manqué la semaine passée – avait décidé de venir le voir dans la matinée. Faire semblant de dormir n'avait strictement servi à rien. Ce satané psy était trop collant pour s'y laisser prendre.
    Conséquence de tout cela, Drake était d'une humeur exécrable. Même si trop affaibli pour se défouler en frappant quoi que ce soit. Ce qui ajoutait à sa dose de sale humeur, et ainsi de suite.
    D'un coup de pied, il repoussa ses draps et se redressa. Plus que la maladie en elle-même, c'était l'impossibilité de bouger qui l'exaspérait. Mais l'infirmière était partie manger, alors merde. Comme s'il allait rester sagement allongé pour les beaux yeux de Temple. Il se demandait d'ailleurs pourquoi il n'était pas parti plus tôt... Il se leva, se tapa un tournis de la mort et dû se raccrocher au lit. Hum, peut être pour ça. Mais il allait mieux, maintenant. Quelques médocs et son mal de crâne serait définitivement exterminé. Il n'avait déjà presque plus de fièvre. Et en plus, il avait même faim. Signe évident d'un rétablissement certain, non ?
    Drake se rhabilla lentement, alla passer un peu d'eau froide sur son visage pour finir de se réveiller, fouilla le placard à la recherche d'antalgiques quelconques. Puis, tranquillement, quitta la pièce.

    Le bruit lui parut infernal, il grimaça. Dire que d'ordinaire il regardait ses films avec le volume poussé au maximum. Foutue migraine. Mains dans les poches, il se dirigea vers les plateaux. Avec un peu de chance, Caine sortirait bientôt de cours et irait manger d'ici peu (avec cette salope de Diana, mais bon).
    Une fois servi, il se tourna vers la salle; et la réalité se manifesta brutalement. Trop de monde. Fuck off. Il se mit à arpenter les rangées de tables d'un air meurtrier à la recherche d'une table entièrement libre, mais rien ne servait de se faire trop d'espoir. Tant pis, il se poserait là, voilà, parfait. On s'en foutait, de qui était cette fille. Elle ne parut même pas le remarquer. Une brunette à l'uniforme trafiqué, comme beaucoup d'autres contestataires du pensionnat. Drake espérait qu'au moins, elle pourrait ne pas passer cinq ans à table et se casser d'ici peu. Comme pour répondre à sa requête intérieure, la jeune fille cessa brutalement de manger... Et poussa son plateau d'un air négligeant. Plateau qui vint percuter le sien, fraichement posé sur la table. C'est à ce moment là qu'elle sembla capter l'inconnu venant juste de s'asseoir à sa table. Un simple regard, morne, délavé, qu'elle reposa sur la vitre tout aussi grise sans lui prêter plus d'attention. Autour d'eux pourtant, le monde semblait retenir sa respiration. Plus pour lui avoir donné le faux espoir de son départ que pour avoir poussé son plateau, Drake était en train de fixer la jeune fille avec toute la tuerie qu'il était capable de placer dans un seul regard. C'est à dire beaucoup, vu la crève qu'il se coltinait. D'un ton froid, il lança, directe:

    « Et t'auras bientôt fini ? »

    Sous-entendu: J'aimerais avoir cette table pour moi. Mais pas de vulgarité non plus – pas en état de chercher la merde pour si peu. Les conversations repartirent près d'eux, d'abord en chuchotis puis franchement, comme si de rien n'était. Lâchant enfin l'autre du regard en attendant la réponse, il piqua de sa fourchette une pomme de terre, puis se ravisa et se mit à l'écraser d'un air distrait dans son assiette, tout comme ses compères féculents dans le but d'en faire de la purée.

    [Bon c'est pas glorieux, retard et en plus j'ai pas osé trop avancer - tu peux me lapider si tu veux ;o; *sbaf*]

______________________




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Le cauchemar c'était moi."



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Re: I'm a loosa baby, so why don't you kill me ? - Draake ... Merwin ?

Message  Invité le Sam 12 Mar - 18:43




Leah cherche des endroits calmes en ce moment. Mais il faut croire que la chance ne l'a jamais beaucoup accompagnée sur son chemin. Oui, elle s'est fâchée avec la chance. Ou mieux, elle a divorcé. Ce qui explique ce grand manque de chance permanent. Le réfectoire, l'endroit le plus calme par excellence ; on vient chercher ici, ce qu'ailleurs il n'y a pas. Un vrai cauchemars pour Leah tout ce bruit, mais sur le coup, elle ne fait pas grand chose. Toutes les tables semblent être prises. Et celle-ci semble être la plus vide. La mauvaise humeur de la jeune fille doit être effrayante pour que personne n'ait le courage de venir s'asseoir à sa table. Mais peut être ai-je trop parler. A l'exception du petit blond -on l'appellera comme ça jusqu'à ce qu'on ait son nom- personne ne semble avoir le courage de venir ici.



La première impression de Leah ? Blond et crevé, ces mots sont assez parlant vous ne pensez pas ? Son regard ne s'attarde pas bien longtemps sur lui pour revenir vers la passionnante fenêtre. Heureusement qu'ils ne partagent pas le même cerveau, elle n'était pas assez suicidaire la veille pour sortir. Son visage parlait à sa place et disait ; je suis malade. Tant qu'il ne refilait pas ça à mademoiselle Wess. Enfin, autant vous dire que ce n'est pas ce qui la perturbe le plus pour le moment. Elle ne veut penser à rien justement. Tout ce qu'elle voudrait c'est retourner dans ses draps et dormir le plus longtemps possible sans se soucier de la couleur du ciel aujourd'hui ou de quoi que ce soit d'autre. Deux semaines. Deux semaines et je vous le dis, elle s'évade. Remarque, elle va en avoir du boulot pour s'évader d'ici. Elle ferait même mieux de commencer... Dès maintenant pour gagner de l'avance tient ! Sincèrement, elle déteste ce pensionnat. Tout autant qu'elle déteste le bruit du réfectoire et des personnes trop bavardes. Mais étrangement, le bruit cesse autour le temps de quelques minutes. C'est-à-dire, jusqu'à ce qu'il s'adresse directement à elle. Ses yeux bleus délavés se posent sur lui. Lui qu'elle ne connait pas d'ailleurs. Jamais vu. Elle ne l'a jamais croisé dans le pensionnat. Et peut être qu'elle ne s'en serait pas souvenue, avec une mémoire de poisson rouge pareille, se souvenir déjà est un trop grand luxe. Non, vraiment elle n'a jamais vu cette tête blonde dans le pensionnat et se fichait complètement de lui jusqu'à ce qu'il lui adresse la parole.


Drake - Et t'auras bientôt fini ?


Comprenant assez rapidement ce qu'il sous-entendait par là. Contre toute attente; non, elle ne le dévisage pas. Non, elle ne se lève pas pour le secoué histoire qu'il reformule sa phrase. Non, non et re-non. Elle reste assise sur sa chaise, à cette table. Si le malheureux voulait être seul à cette table, il allait devoir attendre. Et franchement, elle n'était pas prête de partir. Enfaite monsieur Petit-Blond, c'est même peine perdue. C'était le même scénario tous les matins ; Entrer au refectoire en retard, pour en ressortir la dernière. Pardonnez-là, June ne le fait pas exprès, c'est juste inné en elle.


Leah - Tu te contenteras de ça.



Paroles servies à la même température qu'il les a lancées et malgré les voix-off derrière, il l'a forcément entendue. Qui que tu sois, le plat livré semble être relativement froid... June ? Faire la conversation ? Et le père noël, vous y croyez aussi ? Il ne faut pas s'attendre à des miracles. Ce petit blond n'est ni le premier, ni le dernier à qui elle n'adressera pas la parole autrement que pour le stricte "nécessaire".
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