Victoria ~ Mlle-je-veux-TOUT.

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Victoria ~ Mlle-je-veux-TOUT.

Message  Victoria Stanford le Mar 1 Juin - 21:05

    I. Casier Judiciaire

    • Prénom, nom – et surnom s'il y en a un : Victoria Stanford alias « Mlle-je-veux-tout ».
    • Age, date de naissance : 13 ans, née le 17 juin 1995
    • Lieu de naissance et origine: Née en Amérique, mais a une mère anglaise.
    • Orientation sexuel : Surement hétérosexuelle.
    • Date d'arrivée au pensionnat: Le 17 juin 2007
    • Cause : Pour avoir cassé la jambe de son père.
    • Manie, habitude : Faire un caprice au moins une fois par jour.
    • Aspiration, ambition : Avoir un mari multimilliardaire qui cèderait à toutes ses envies?
    • Groupe désiré: Normaux
    • Sentiments envers les Dégénérés: Elle dit se ficher de ces personnes qui auraient quelque chose en plus, mais honnêtement, elle est morte de jalousie.
    • Fonction :


    II. Enquête détaillée



    Sebastian ramassait le vase, ou plutôt ce qu'il restait de ce cher vase en porcelaine chinoise qui devait valoir une fortune. Mlle-je-veux-tout avait encore piquée une crise, cette fois-ci ça avait été pour avoir une piscine creusée.
    Il y en avait déjà une, mais elle la voulait plus grande et pour elle seule. Et la scène que tous les domestiques connaissaient par cœur avait recommencé : d'abord Victoria avait demandé gentiment et d'un ton fleurie à son père « Papa, je peux avoir une piscine pour moi toute seule et plus grande que l'autre, s'il te plait ? ». Celui-ci avait répondu « Pas question, tu sais combien ça coute ? ». Et voilà, le cauchemar commençait. Ou plutôt recommençait, car il avait lieu tous les jours : au débout, la phase 1, elle prenait le refus pour une mauvaise blague et refaisait sa demande avec un petit sourire forcé; on pouvait encore fuir ou accepter sa requête pendant qu'elle était relativement calme, mais le père lui disait toujours non.
    Alors elle passait en phase 2, là elle était en colère mais il n'était pas trop tard, on pouvait dire oui; pourtant la réponse restait la même. Et la phase 3 commençait, les choses changeaient du tout au tout; cette fois-ci, la pimbêche blonde avait pris comme victime ce vase : elle l'avait pris entre ses mains et – tout en hurlant « J'AI DIT UNE PISCINE !! », l'avait jeté sur le sol de toute ses forces. Si le précieux objet s'était brisé en mille morceaux, Sebastian avait bien cru qu'il en avait été de même pour le mental de son patron. « D'ailleurs, celui-ci est vraiment idiot, pensait le domestique tandis qu'il allait jeter les débris à la poubelle, il a encore dit oui trop tard. Franchement, il devrait faire un choix : soit il cède aux caprices de la blondasse avant d'avoir à casser quelque chose de précieux, soit il lutte jusqu'au bout et, au moins, il économiserait une piscine ou autre chose. Au bout d'un moment, Mlle-je-veux-tout comprendrait qu'il y a des limites à tout. » Mais non, l'embaucheur de Sebastian se débrouillait toujours pour qu'un truc se casse et qu'un autre soit acheté.
    Un bruit de porcelaine se cassant sur le sol sortit Sebastian de ses pensés: celles-ci l'avait tellement absorbé qu'il avait commencé à verser les morceaux de vase dans une poubelle déjà pleine. Personne n'avait pris la peine de la vider : sur la trentaine de domestiques du manoir, une bonne était dans la chambre de Victoria à ranger les objets au millimètre près (elle avait déjà fait une crise parce qu'il y avait eu un pli de trop sur ses draps) et les dix autres employés étaient ça et là dans l'immense demeure avec d'autre pensés en tête que celle de vider une poubelle insignifiante. Mettant les chinoiseries de côté, Sebastian décida donc de la sortir.
    Dehors, il vit la miss et son père discuter avec deux ouvriers. Il se rapprocha pour écouter leur conversation; il ne put entendre que des brides de discutions comme :« Il faudrait qu'elle soit chauffée, comme ça je pourrais me baigner même en hiver! » « Dans ce cas, faudrait qu'elle soit à l'intérieur, votre piscine. » « Évidemment, et surtout il faut qu'elle soit graaande!! Plus grande que l'autre là-... » Sebastian n'avait pas pu s'attarder plus longtemps : il avait du s'éloigner vers la grande poubelle pour ne pas avoir l'air louche. Quoi qu'il en soit, Mlle-je-veux-tout était partie, car même si Victoria exigeait encore des choses elle les disait sur le ton de la proposition et non sur celui du caprice. Cette fille était vraiment bizarre, ça au moins, il en était sur - pour le reste il n'était plus sur de rien. « Un moment c'est un démon, un autre c'est un ange … Comment peut on se faire une idée de quelqu'un dans ces condition ? ».
    Mais ce n'était pas seulement ça qui était bizarre : elle oubliait ses caprices.
    C'était comme si sa mémoire s'effaçait entre sa demande et le ''oui'' désespéré de son père. Une fois, elle avait même donné un coup de main à Sebastian -hors de ses caprices elle aidait carrément les domestiques- à nettoyer ce qu'il restait d'un ordinateur portable qu'elle avait cassé pendant l'une de ses phases 3. Et, tout en ramassant les bouts d'écran, elle disait des choses comme « Mais qui à fait ça ? » « Il est cher pourtant cet ordinateur! C'était vraiment méchant! » «  Sebastian, pourquoi tu me regarde comme ça? On dirait que je suis folle, à te voir! » Il n'avait pas pu s'empêcher de la dévisager ainsi : comment avait-elle pu oublier en moins d'une heure?
    Non, vraiment il ne savait plus quoi penser de cette fille : des fois il la trouvait mignonne, d'autre fois il avait envie de la frapper, et quelque fois il se disait que sa place était en asile psychiatrique « Mais une chose est certaine, dit-il tout haut bien qu'il n'y est personne dans la pièce où il allait enfin jeter l'objet luxueux, un jour elle demandera quelque chose de trop, et ce jour sera la goutte qui fait déborder le vase » Et les morceaux de porcelaine du vase chinois s'enfoncèrent dans la poubelle désormais vide.




    La voiture s'arrêta. Ils étaient enfin arrivés à l'aéroport. Aujourd'hui, Victoria allait voir sa mère. Ses parents avaient divorcés lorsqu'elle avait quatre ans. Son père qui travaillait trop et sa mère qui voulait qu'il passe plus de temps avec sa famille, alors ils s'était séparés. La génitrice n'ayant pas reçu la garde de sa fille, elle était retourné chez ses parent à Londres. Maintenant, Victoria devait prendre l'avion pour lui rendre visite. Son seul compagnon de voyage était un domestique que son père avait choisit, et encore une fois c'était Sebastian. Elle savait bien qu'il la trouvait bizarre, comme tout le monde d'ailleurs, mais elle ne le faisait pas exprès, ce n'était pas sa faute si elle avait un ''démon'' en elle! Celui-ci ne lui avait même pas demandé son avis, il était juste venu, comme ça.
    C'est à quatre ans, après le divorce de ses parents, qu'il s'était incrusté; tout ce qu'il avait trouvé pour justifier sa présence, c'était qu'il ferait en sorte qu'on s'occupe d'elle, au moins ce ''démon'' avait compris qu'il aimait être sous les projecteurs. Mais quand Victoria s'était aperçu que la technique du ''démon'' n'était pas au point, c'était trop tard, il s'était déjà installé en elle comme un virus s'implante dans un ordinateur et le fait bugger. Alors, puisqu'apparemment elle n'avait pas le choix, elle avait du apprendre à cohabiter avec lui, et même à en profiter.
    Chaque fois qu'elle était délassée, Mlle-je-veux-tout se réveillait en elle et exigeait qu'on s'occupe d'elle, là, il fallait trouver un prétexte pour attirer l'intention, n'importe quoi! Et elle faisait un caprice. Cette méthode était idiote mais elle marchait et la récompense finale le prouvait : on s'était occupé d'elle. Ensuite la petite fille s'efforçait d'oublier car elle avait honte de s'être encore fait posséder par la méchante, oublier est un moyen comme un autre de pouvoir dormir la nuit.
    Les pensés de Victoria furent troublées par l'habituelle voix de cruche qu'on entend dans la plupart des lieux publiques : « Le vol 423EF en destination de Londres va bientôt décoller » Merde. Ils étaient encore en retard - remarque, ce n'était pas étonnant de la part de Sebastian vu qu'il avait le don de ne pas être ponctuel. Ils durent courir pour ne pas rater l'avion. Une fois à l'intérieur, ils étaient essoufflés mais ce n'était rien comparé à l'infamie que Victoria découvrit en se regardant par la fenêtre. Elle était décoiffée.
    Les deux magnifiques couettes bouclées qu'elle avait eu temps de mal à coiffer, ou plutôt à faire coiffer, avaient maintenant des cheveux qui dépassaient ça et là. Voilà, et comme évidemment elle n'arrivait pas à les refaire seule (d'ordinaire, quand elles n'étaient pas symétriques, ou qu'une boucle dépassait, elle appelait une domestique) et que Sebastian n'avait pas un diplôme de coiffure, elle arriverait comme ça. Et sa mère la verrait coiffée n'importe comment, et comme les deux femmes détestaient ça, elles ne seraient pas contentes. Et Sebastian les croirait folles, et le bruit se répandrait chez les domestiques, puis dans la rue ...jusqu'à ce qu'il arrive aux oreilles d'un politicien important (peut être le président!) alors elles se feraient chacune exiler de leur pays, et iraient en France où tout ce qu'elles sauraient dire serait « Je t'aime » du coup, elle mouraient devant la tour Eiffel sans même avoir mangé une baguette ou des croissants. Et tout ça parce qu'un avion a des horaires inutiles et gningningnin …
    L'appareil avait déjà parcouru la moitié du trajet le temps que Victoria finisse son film improbable. Alors elle commença enfin à se recoiffer tant bien que mal tout en pensant :« Foutu avion! À cause de toi je vais mourir en France! Tout ça pourquoi? Parce que je peux pas décider moi même des horaires et que ... Hé! Attend une minute! » plusieurs mots s'étaient gravés dans son esprit. Aéroport. Jet privé.
    Elle avait enfin une idée de caprice utile...




    Victoria était devant la porte du bureau de son père. Elle n'entrait jamais tout de suite, la gentille Victoria, sinon elle ne pourrait pas avoir ce qu'elle voulait. Il n'y avait que la méchante qui était à la hauteur de cette mission : certes M. Stanford était avare mais le démon arrivait toujours à lui faire oublier son avarice. Mais il fallait du temps pour que l'âme maléfique s'installe chez elle. Alors elle attendait devant la porte, sans bruit, qu'elle vienne. Cette fois ci la demande serait beaucoup plus colossale que d'habitude. Là, il y aurait besoin de La phase 4. Phase qu'elle n'avait eu à utiliser qu'une fois : un jour, pour convaincre son père de payer un type, pour qu'il donne donne son nom à la constellation qu'il venait de découvrir (désormais la constellation Victoria), elle avait du improviser cette phase, et ça avait marché. Mais un aéroport et huit jets privés, vu le prix de l'essence, de l'entretien, le salaire des huit pilotes et de tous les gens qui s'occuperaient de l'aéroport, ça couterait plus cher que l'argent donné à ce type qui n'avait pas l'air de savoir le prix de plusieurs étoiles. Ce nouveau caprice serait son record ou son échec, la prestation du démon déciderait de ça: et justement, celui-ci il arrivait enfin.
    L'assurance, l'envie, la fierté... beaucoup de sentiments grandissaient en Victoria. Elle ouvrit la porte en fracas. Son père sursauta. Contrastant complètement avec ses gestes et l'expression de son visage, elle fit sa demande du même ton mielleux que d'habitude; l'autre était trop choqué pour répondre.
    Phase 1: « Aller, papa répond... » avec le même sourire forcé, mais cette fois il approchait plus du sadisme que de la mauvaise blague - normal vu que chaque comportement nécessaire au caprice avait été multiplié par cent. Toujours pas de réponse.
    Phase 2: « Bon, papa, c'est oui ou non? » pas de changement du vieux.
    Phase 3. Cible: la mini bibliothèque adossée au mur. Haute, fine, elle tenait en équilibre - mais si on la poussait en avant...Victoria le fit. En voyant cette petite fille (qui allait pourtant avoir treize ans dans deux jours, mais qui ressemblait encore à une enfant) qui ne semblait pas plus forte qu'un moustique, on avait du mal à croire que simplement en mettant les doigts entre le mur et l'objet, puis en tirant un peu vers l'avant, elle arriverait à faire tomber l'étagère pleine de livre, pourtant ce fut le cas. Et enfin, il y eu une réaction du paternel : « Pas question, et ce n'est pas en cassant ces choses que tu auras ce que tu veux! ».
    La phase 4. Elle hurla. Claqua la porte. Du bureau on pouvait entendre les objets, de plus en plus nombreux, se casser en morceau sur le sol. Et toujours les hurlements suraigus qui disaient « Je ne mangerais plus jusqu'à ce que j'ai ce que je veux! ». Cela pouvait paraître insignifiant, mais de la bouche de Victoria et de l'oreille de son père, c'était une déclaration de suicide. Ce parce que huit ans plus tôt, avant le divorce, ses parents se disputaient souvent, les insultes devenant de plus en plus graves et les cris de colère de plus en plus fort, la petite fille qu'était Victoria avait décidé de ne plus voir ce cauchemar - or celui-ci avait lieu à chaque repas. Donc pour les éviter il fallait ne plus manger. Le choix fut rapide : pour elle s'affamer était la meilleur option. Quand les adultes s'en aperçurent enfin, elle avait perdu beaucoup de poids, le seule moyen de récupérer ces kilos était bien sur, de manger, mais son père avait toujours tendance à exagérer les choses et le « Ce serait mauvais pour elle » était devenu pour lui « Elle va en mourir! ».
    Et voilà comment la menace de la grève de la faim était devenu si grave. La dernière fois qu'elle l'avait fait, son père avait craqué cinq minutes après. « Cette fois ci, ce sera pareil » songeait Victoria tandis qu'elle se roulait en boule dans son lit défait. Au milieu de ses objet cassés, elle attendit cinq minutes. Puis dix. Puis vingt. Une heure plus tard, toujours aucune manifestation, et pourtant c'était bientôt l'heure de manger. Là, elle comprit: même la phase 4 ne suffisait pas pour ça, il fallait inventer une phase 5. Mais comment trouver pire? Elle avait déjà tout cassé, et il n'y a pas pire qu'une menace de mort à part se tuer pour de vrai. Mais à quoi bon si elle ne pouvait pas profiter de son aéroport?
    … Si, il y avait quelque chose qu'elle n'avait pas cassé. Le bureau de son père. Il était en chêne, donc il valait chère; sans parler de la valeur sentimentale, car c'était en débutant avec ce bureau que les affaires avaient vraiment commencées et ça faisait plus de trente ans que l'homme travaillait dessus. Sans hésitation, elle refit le trajet, rouvrit la porte d'un seule coup, prit les bords du bureau entre ses mains et le renversa en avant de toute ses forces, sans penser que son père était assit derrière, trop stupéfait pour réagir. Il recula enfin, top tard. L'objet tomba et percuta de plein fouet sa jambe. La cible de Victoria ne se fendit même pas, à la place ce fut la jambe de son père qui se cassa.
    Cette histoire se passa le 15 juin, et deux jours plus tard, pour les treize ans de Victoria, ce ne fut pas un aéroport et huit jets privés que le blessé acheta à sa sortie de l'hôpital, mais une inscription directe pour un pensionnat lointain. Le pensionnat Coates.



    Il ne faut pas croire que cette histoire servie de leçon à Victoria. Tout ce qu'elle en pensa, c'était que si elle avait échoué cette fois c'était parce qu'elle avait manqué d'entrainement, qu'elle avait sauté trop d'étapes. Or, ce n'était pas en se tenant à carreau au pensionnat qu'elle allait s'améliorer.
    C'est ainsi que cette école devint un défi ambulant: elle devrait convaincre tout le monde de lui acheter au moins une chose. Et oui, si à la base ses caprices n'étaient là que pour attirer l'attention, petit à petit, ils étaient devenus des jeux, et le but d'un jeu est de passer au niveau supérieur pour gagner. Même quand elle se rendit compte des pouvoirs que développaient certains élèves, cela ne fit qu'accroitre ses envies de caprices, parce qu'il fallait gagner contre ces dégénérés, leur prouver que du moment qu'on a démon en soit, avec ou sans magie, on peut gagner haut la main. Et avec un tel esprit de compétition, après tout, peut-être deviendrait-t-elle la reine du pensionnat? Mais une reine de cœur qui coupe la tête des gens ...

    III. Auteur du Crime

    Votre nom ou pseudo : Ana-chan
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    Avatar : Elizabeth de black butler ou Teto Kasane Vocaloid.
    De quelle façon avez-vous découvert le forum ? Bouche à oreille - mais c'est quand même grâce à mon bouquin que la fondatrice a crée ce forum, héwé >D
    Des suggestions pour l'améliorer ? … Recherche en cours, veuillez patienter. *sbaf*
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Re: Victoria ~ Mlle-je-veux-TOUT.

Message  Drake Merwin le Mar 1 Juin - 21:11

    [Bon, les parents veulent que j'embraille vers le sommeil, mais bon, on va régler ça vite fait èwé]

    Victoria la schiz/SBAF/ la petite énervée capricieuse est la bienvenue au pensionnat 8D

    Validée > Normaux \o/

    Que la découverte du RP te sois divine >D *lattée*
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